Le voilà enfin, tout beau tout chaud, le nouvel article de Charlycolas consacré cette fois à notre voyage à Bali! Et si il a fallu patienter aussi longtemps avant de pouvoir le lire, c’est qu’il n’a pas été facile de choisir parmi toutes nos photos. Car des belles choses, on en a vu, beaucoup! Ceci explique la taille de ce message… Vous avez un bon moment de libre devant vous, alors c’est parti.
C’est à Kuta que le voyage a commencé, après avoir retrouvé avec émotion Maman Noëlle et Babette à l’aéroport. Et comme si les balinais avaient décidé de nous accueuillir en fête, ce jour d’arrivée était celui de la veille du nouvel an hindou (Nyepi Day). Nous avons assisté à un grand défilé dans la rue, des monstres en carton-pâte portés par des hommes et des enfants, faisant mine de s’affronter au son de musique traditionnelle. Le lendemain, jour de Nyepi, est le jour où le mauvais esprit descent sur la terre, et seule l’absence de vie le fait repartir. Les aéroports sont fermés et tout le monde reste à la maison, avec interdiction d’allumer la lumière. Les banques, magasins et restaurants sont aussi fermés et il est interdit de quitter son hotel. Heureusement, le notre n’était vraiment pas désagréable! Cela nous a permis de nous retrouver tranquillement et celles qui avaient fait un long trajet pour venir jusqu’à Bali ont pu être d’attaque pour toute la suite du voyage.
Dès qu’on a pu remettre le nez dehors, on a loué une voiture et on est parti à la découverte de l’île, direction Amed. En chemin, les premiers temples, des vendeurs ambulants, une circulation folle et des flics à qui il faut graisser la pâte, des routes qui ne figurent pas sur la carte, de magnifiques villages perdus. Une journée bien remplie qui nous plonge avec bonheur dans l’ambiance balinaise.
Le village d’Amed se compose seulement d’une petite route qui longe la côte et où les chambres d’hôtel contoient (encore) avec harmonie les habitations de pêcheurs et leurs bateaux, le linge qui sèche sur le sable noir, les cochons sur la plage... Les coupures d’électricité sont fréquentes et il y règne une véritable douceur de vivre. En plus de ça, nos chambres étaient toutes mignonnes avec une terrasse sur la mer. Vraiment adorable, Amed a été un coup de coeur pour tout le monde.
Et dans la journée, il y a tout ce qu’il faut pour s’occuper. Pendant que Nico part pour le monde du silence en plongeant sur l’épave du Tulamben, un bateau américain, les filles papottent sur la plage et s’essayent même au snorkeling pour admirer les coreaux et les nombreux poissons multicolores.
Après quelques jours, nous quittons Amed et c’est en repartant que nous rencontrons des écoliers vraiment touchant. En ralentissant sur une petite route pour observer la porte d’une école, nous entendons la musique du marchand de glace sur sa mobilette, qui s’arrête lui aussi devant la porte. Une dizaine d’enfants en uniforme sort alors pour s’acheter une glace, les filles plutôt timides, les garçons beaucoup moins. Après 5 minutes d’agitation, ils regagnent leur cour de récréation dans le calme.
Un peu plus loin, c’est sur un terrain de sport que nous voyons des écoliers, bien en rang par équipe d’âge, recevoir des trophets sportifs (suite à un tournoi de badminton semblerait-il…) sous les applaudissements de tous les autres. Une fois la remise des prix terminée, ils s’engouffrent par dizaines à l’arrière d’un camion, les plus petits au milieu dépassant à peine, mais tous avec le sourire. Drôle de ramassage scolaire!
Sur la route qui nous conduit à Lovina, impossible de ne pas s’arrêter dans quelqu’uns des nombreux temples que nous croisons, toujours très beaux et sentant bon l’encens des offrandes. Nous avons même droit, après quelques minutes de marche pour atteindre une cascade, à une baignade bien revigorante.
A Lovina, nous trouvons encore des chambres agréables dans des petits bungalows assez sommaires faisant face à la plage. Sur le sable, on trouve une truie et ses petits, des coqs qui attendent en cage leur prochain combat, des bateaux de pécheur, une épicerie, un pont en bambou… Une balade sur la plage rélève toujours des surprises à Bali!
Et si cette atmosphère très tranquille ne vous a toujours pas apésé, vous pouvez toujours aller vous détendre dans un des trois bassins d’Air Panas, où l’eau riche en souffre (ce qui explique sa couleur) est à plus de 32°C.
La route de Lovina à Ubud nous a encore réservé son lot de curiosités, et l’hôtel que nous avons finalement trouvé, après de longues recherches dans les rues agitées de la ville, valait le détour.
Depuis Ubud, nous sommes allés nous balader dans des rizières à couper le souffle!
Après avoir regagné Kuta et rendu la voiture, c’est en bateau que nous sommes partis pour Nusa Lembogan, une petite île proche de Bali, où les voitures ne circulent pas, où le tourisme débute et qui vit principalement grâce à ses cultures d’algues.
Toute la vie de l’île est rythmée par l’arrivée des bateaux de touristes à appâter, mais surtout de vivres à décharger. Les femmes entrent dans l’eau jusqu’à la taille, toute habillée, et transportent sur la tête des panières chargées. Dès le premier paquet déposé à terre, les négociaions commencent et tout le monde se ravitaille.
Sans voiture, c’est en scooter que avons exploré l’île, sans se laisser barrer la route par les chemins boueux et chaotiques qui nous ont fait des frayeurs. Nous avons trouvé de superbes plages, de la mangrove, de tous petits bars (appelés les warungs) avec des terrasses qui ont un petit air de paradis. Nico a même eu droit à quelques jolies vagues et à une plongée avec des raies manta.
C’est à regret que nous avons dit aurevoir à Nusa Lembogan et que nous avons embarqué sur le bateau pour rejoindre Balangan, notre dernière destination à Bali.
Notre dernier hotel était vraiment super, des bungalows au toît de chaume, regroupés autour d’une petite piscine. Il suffit de traverser un champ de vache pour atteindre une falaise, au pied de laquelle des petits warungs sur pilloti s’entassent sur la plage et vous permettent de siroter une boisson fraiche fâce aux vagues.
Et maintenant, le scooter, ça ne nous pose plus aucun problème. Nous avons bravé la circulation et nous sommes mélés à la masse des deux-roues pour aller voir le spot d’Uluwatu ou nous régaler de poissons grillés aux écorces de coco sur la plage de Jimbaran. Et dire qu’on a dîné les pieds dans l’eau n’est pas exagéré!
Et pendant que Nico allait surfer sur des spots mythiques, d’autres ont fait quelques prouesses dans la mousse!
Voilà, ainsi s’achève le long récit de ce voyage fabuleux. On vous passe les aurevoir difficiles entre Charlotte et sa Maman Noëlle, qu’on remercie encore de nous avoir autant gaté!
A Perth, les temps sont différents et l’heure est à la recherche d’emploi. Et oui, il faut bien affronter la dure réalité de temps en temps. La suite au prochain épisode…