Ah, cette période de recherche d’emploi n’a pas été de tout repos, cela a été difficle et nous avons beaucoup roulé pour dégoter du boulot!
Après être rentrés de Bali, nous nous sommes lancés dans les offres d’emploi sur internet, et dans l’impression et la distribution de CV à Fremantle, la petite ville côtière à seulement quelques kilomètres de Perth. C’est à Fremantle que se situe l’activité, la plupart des bars et restaurant mais aussi de nombreuses petites entreprises, notament de bateaux, se trouvent là-bas, tandis que le centre ville de Perth abrite surtout des bureaux.
Le problème, c’est que dans cette région, la saison se termine car l’automne est là (même si les températures ont battu des records à Perth, nous avons vraiment eu très chaud!). Pas de travail donc pour Charlotte dans la restauration. Nico, lui, a trouvé 4 jours de boulot. Il a dû nettoyer des bateaux avant une exposition, mais nous avions été prévenu que la boite n’aurait pas besoin de lui plus longtemps.
Nous avonc donc décidé de partir plus au nord, où la saison humide (le “wet”) se termine juste, et donc à l’inverse de la Région de Perth, la saison touristique commence avec le “dry”.
Nico a donc eu de la chance de trouver de très belles vagues à Flat Rocks et à Kalbari, car elles ont sûrement été les dernières avant un petit moment, la moitié nord de la côte Ouest ne se prétant pas au surf…
Et malheureusement, les vagues ont cédé la place aux mouches, véritable cauchemar qui ne se termine qu’à la tombée de la nuit. Ici, les gens se protègent en portant des “fly net”, des espèces de moustiquaires accrochées sur un chapeau pour de pas avoir de mouches en permanence sur le visage. Et même si ça nous a paru un peu grotesque au début, nous avons progressivement adopté cette mode en essayant d’abord avec des paréos (l’essai n’a pas été très concluant, un peu étouffant avec cette chaleur!) puis en découpant la moustiquaire que nous avions achetée pour Bali et en se fabriquant nos propres mouchtiquaires, un peu dans le genre mariée!
En chemin, nous avons fait une brève halte à Monkey Mia, où des dauphins ont pris l’habitude de venir se faire nourir tous les matins au bord de la plage!
Après plus de 1200 kilomètres, nous sommes arrivés à Exmouth et avons repris nos distributions de CV. Nico espérais trouver du boulot dans un des nombreux club de plongée mais tous lui ont dit qu’il était nécessaire d’avoir le permis bus pour transporter les touristes sur le site de plongée, à 50 km de là. Pas de boulot donc pour lui, et cette fois-ci, c’est Charlotte qui a trouvé, comme serveuse dans un restaurant. Nous avons donc passé quelques jours à Exmouth, en continuant de chercher du boulot pour Nico… et en profitant aussi un peu de la côte, magnifique!
Quand on a vu qu’il n’y avait vraiment pas de travail pour Nico et que le petit salaire de Charlotte ne suffisait pas à couvrir les dépenses, nous sommes partis de nouveau, toujours plus au nord. Sur la route, nous avons bien cru apercevoir la vieille carcasse de bus de la photo du haut de page de ce blog! Après examen minucieux, nous avons admis qu’il ne s’agit pas de la même, mais nous avons quand-même bien savouré ce moment!
C’est à Broome que nous nous sommes arrétés ensuite et où nous sommes toujours… Notre idée était de chercher à travailler pour des fermes perlières car les perles sont la spécialité de la région. Cette industrie a souvent besoin de plongeur pour s’occuper des huitres, et de main d’oeuvre pour nettoyer les huitres sur le bateau, ou même travailler en cuisine. Mais malheureusement, il semblerait que tous les backpackers du pays aient eu la même idée que nous (la côte Est étant beaucoup moins prisée depuis les innondations et le cyclone!), et les bureaux des sociétés perlières croulent déjà sous des tonnes de CV. Alors quand un gars d’une grande société de perles nous a proposé de venir faire 2 heures de jardinage chez lui pour sa femme qui s’était fait mal au dos, nous avons accepté en espérant mettre un doigt dans l’engrenage…
Et c’est ce qui s’est passé! En discutant avec lui après avoir fait du bon travail dans son jardin, nous lui avons dit qu’une de nos préoccupation actuelle était de trouver un moyen pour prolonger notre visa pour avoir la possibilité de revenir l’année prochaine. Pour pouvoir avoir un deuxième visa, il faut avoir travailler environ trois mois dans une ferme (ce que nous avons déjà fait à Somersby dans les oranges mais cette région était une exception à cette règle et ne nous a pas donné droit à la prolongation!). Il nous a donc proposé de venir dans la ferme perlière en tant que Woofeur, à savoir travailleur bénévol, en échange du gite et du couvert. Le woofing donne aussi droit au second visa, alors nous avons dit oui!
Ca peut paraître un peu fou d’aller travailler sans gagner d’argent mais la ferme perlière est tellement isolée que nous sommes sûrs de ne pas dépenser d’argent quand nous serons là-bas, et si un boulot payé se libère, il sera pour nous!
Nous partons donc pour la ferme dimanche matin, avec le patron dans son 4x4, car la route qui mène jusqu’à Cygnet Bay est une piste impratiquable avec le van. Nous allons donc le laisser à Broome, en sécurité, et partir à l’aventure!
L’endroit où nous allons est très isolé et nous ne sommes pas sûrs d’avoir accès au téléphone ou à internet là-bas, mais nous ferons notre possible pour rassurer les plus anxieux!
En attendant, pour avoir une petite idée de ce qui nous attend, voilà le lien de la ferme dans laquelle nous nous rendons, pas dégueulasse à première vue: www.cygnetbaypearls.com.au
Nous sommes bien contents que cette période de recherche incessante de travail soit enfin finie et nous partons ravis de découvrir de nouvelles choses!